Le parc de centrales électriques françaises doit d'une part être renouvelé
par la construction de centrales plus modernes et moins polluantes, et d'autre part renforcé pour faire face à la hausse estimée de la consommation. Avec le projet de centrale thermique à Toul, POWEO entend contribuer à sécuriser dans un avenir proche l'alimentation du réseau français.
Dans son Bilan Prévisionnel de 2007, RTE, gestionnaire du Réseau de Transport d'Electricité, recommande la construction de nouvelles infrastructures d'électricité capables de produire 600 MW de plus d'ici à 2012. En se fondant sur des besoins estimés à 4 100 MW à l'horizon 2015 et 10 500 MW en 2020, c'est ensuite 1 100 MW de plus chaque année qu'il faudrait être capable de mettre à disposition du réseau. Ce calcul intègre les infrastructures dont la construction est en cours, comme par exemple à Pont-Sur-Sambre.
En accroissant et en renouvelant notre parc de centrales électriques à travers des projets comme celui de Toul, l'objectif est de rester sous des seuils d'alerte prévenant d'une possible rupture d'alimentation de notre réseau. La centrale de Toul, d'une puissance d'environ 440 MW, pourra produire l'équivalent de la consommation électrique de 400 000 foyers, soit près d'un million de Français.
Le rapport sur la Programmation Pluriannuelle des Investissements de production électrique (PPI), présenté chaque année au Parlement est fondé en grande partie sur les estimations formulées par RTE dans son Bilan Prévisionnel. C'est ainsi que, le 7 juillet 2006, un arrêté a fixé des objectifs de croissance pour notre capacité de production, tenant compte d'une demande accrue en électricité de pointe et de semi-base dès 2012. Il apparaît dans ce rapport que ni le redémarrage de quatre centrales au fioul, ni la création par turbines à combustion prévus par EDF, ni le lancement de la centrale nucléaire EPR de 3ème génération à Flamanville (annoncée pour 2012) ne suffiront alors à satisfaire la demande.
Consommation finale d'électricité par secteur, corrigée du climat (TWh).
Source : Observatoire de l’énergie d’après l’AIE